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DÉTOURNEMENTS – le commencement des événements –

15 février 2014

La vie moderne est une fable construite, vous garantissant une énorme collection d’images, conformément aux termes de l’émission permanente que vous regardez. Tout est en train de changer, depuis toujours, et votre vie, sans vous.

Avant de venir vous parler, j’ai pris l’air, descendu la pente douce de la prairie jusqu’au cours d’eau, mes songes ont été résolus dans la brume de la rivière. Alors que le monde lui-même n’est plus nécessaire à la moindre connaissance, je prends soin, encore, de noter les effets qui ne sont plus décrits dans les quelques livres que j’arrive à me procurer clandestinement, je veux dire ceux qui n’ont pas été écrits par des machines ou de faux apôtres électroniques. Le monde, qui a été achevé, est-il un mensonge ? une image affichée comme une inversion totale de la vie ? un trafic de temps ?

Les compagnies associées aiment les outils qui génèrent de la langue commune, comme conscience de sentiments faux, objets jetés dans le monde.

L’amour, qui contient le réel esprit, dispose de suffisamment de séquences pour n’être pas décodable. Et tant que la langue dramatique, dans la contemplation de la matière qui a été saisie, énoncera l’importance de la vérité, vous pourrez échapper à la fusion qui se répand à partir d’une variété de divertissements visibles dont le prix de néon clignote jour et nuit. Cette formulation particulière de la langue abonde encore dans certaines zones sociales résistantes auxquelles j’appartiens. Négation de la négation de la vie.

Notre résistance nécessite généralement une technologie de dissolution non séparée, et dès qu’on nous écoute parler, on nous distingue sur ce point. Etre encore capable de parler, c’est le grand chagrin de la marchandise. Chiale, la grosse.

Nous avons des doutes positifs, et nous les travaillons en secret, pour le moment. Sachez néanmoins qu’assez vite, si vous comprenez le fait que vous pouvez vivre hors les tubes, conduits et autres fréquences du système économique dominant, alors vous allez soudainement retrouver la pluralité des parfums, et vous pourrez lire – avec une espèce de plaisir inédit – sur les écrans des télévisions, des ordinateurs et des téléphones, le message selon lequel le programme a été interrompu pour une raison dépendante de votre volonté.

Il y a encore une place pour la simple nature, en dehors des convections hypnotiques qui font des hommes des statues, ou des automates, des auxiliaires de production fascinés et façonnés, autant mystifiables que le décorum du monde oublié.

Méditation sensorielle.

Interaction restaurée, l’expression libre agite le muscle.

Emergence du pouvoir de l’individu, comme partie à jouer de son drame, il va secouer les nuages superstitieux et faire la commune avec son prochain. Nous nous efforçons de devenir opaques en redonnant vie au corps. Si vous venez me voir pour en discuter, il est probable que vous soyez expulsé de votre sommeil et que vous découvriez l’ampleur du cauchemar, les couloirs infinis de la prison dans laquelle vous vous croyiez en pleine maîtrise d’un libre-arbitre.

Le désir redécouvert va vous faire mal. C’est un blasphème à l’endroit des besoins inventés par les slogans et les emballages.

Si vous restez assez longtemps auprès de nous, dans le camp clandestin de la philosophie enfin réalisée, c’est-à-dire au moins une nuit entière, vous verrez, au matin, que le discours médiatique a continué son monologue. Les rayons jeunes du soleil levant éclaireront d’une lumière nouvelle les articulations bien rodées de cette arnaque généralisée, manufacture de fétiches.

Tenez-vous prêts. Vous allez enfin vous mouvoir, agir, penser, parler, débarrassés des dispositifs habituels de la domination, avec la ferme intention de ne plus vous adresser à cette administration de tout pour rien, vous allez vous sentir emplis d’un désir fort d’aimer ce que vous pouvez toucher, palper, sentir directement en lieu et place des représentations communiqués sur les fréquences occupées par l’Empire unilatéral. Vous serez d’accord pour dire que l’accumulation de biens matériels, délirante, est la métaphore absurde d’une nourriture non vitale. En pratique, au premier degré, la contemplation sacralisée des images, la vénération du progrès inutile, la détestation de la pensée, sont décorées.

Pour se débarrasser de ces motions, surtout la dernière qui condamne sommairement toutes les personnes prenant le temps de réfléchir, nous devrons sûrement saboter le système de commande, en commençant par investir les infrastructures les plus locales, celles qui pénètrent les habitats où les résidents, simples locataires ou propriétaires, accueillent, voire installent eux-mêmes les conditions de leur obéissance. Bien évidemment, par renversement acquis des valeurs, rompre l’isolement économique circulaire en détournant l’usage standardisé des moyens techniques, produira une illusion d’isolement, temporaire – ne t’inquiète pas.

Réapprendre à saisir le réel sans interface.

Il y avait tant de lumière stockée pour rendre aveugle.

 
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