Skip to content

CONCLUSIONS PRÉLIMINAIRES

17 juillet 2013

La dialectique est le seul système économique viable. C’est la véritable économie. 

Renverser tout phénomène, tout événement qui vienne à se présenter, afin d’en saisir le sens primordial, c’est-à-dire son principe et son essence.

Le règne de l’étiquetage, de l’identification, de la mesure, est le vaste empire de signifiants strictement organisés au service de la séparation en mode cybernétique.

En profiter aussi.

Diffuser. Epandre. 

S’il faut dire non, toujours en exprimer les raisons – le support d’expression est libre.

S’il faut dire oui, s’en tenir là.

S’il faut ne pas choisir, la question étant par exemple faussement fermée, soit tirer le premier, quand le temps est court, soit agir en toute stratégie, quand le temps est disponible, d’autant que l’alternative, le Bartleby, a des effets aléatoires, vécu, mais il est redoutable et efficace, lu. 

Sortir, pour prendre la température. Entrer, pour les visites, s’informer des places où le temps est diffracté, se méfier des périodes trop bien localisées. Les inviter, ces indignés du dimanche, à se torcher avec leurs pétitions, ou à se faire embaucher comme intermittent pour les défilés contestataires dans lesquels personne ne rêve et où l’idée de barricade est un cauchemar total.

Rêver.

Ecrire. Le nombre de mouvements est incalculable. Rien ne se refait exactement comme la première fois, mais qui passe, qui traverse et s’échappe immédiatement, qui parfois agit comme une main et modifie une part du réel vécu… La mémoire, la mer, le ressac : l’oubli c’est une perte de temps, la beauté de l’histoire, car ce temps perdu a la faculté de réversibilité, il peut nous revenir par tout chemin, par la rotation irrésolue, celle qu’on voit partout jusqu’à l’échelle des galaxies. L’espoir du désir tient debout.

Au réveil, avant de se lever, examiner les fuites de lumière, s’assurer de l’arrimage de la plus laide folie – l’habitude -, le léger voile du passé, les cités perdues, les routes abandonnées, les clairières oubliées, les murs épais contre lesquels la parole se cogne.

Défaire, c’est faire encore.

Se disposer, capable, en contre-plongée, à l’affût, et cette nuit, certainement beaucoup moins, dans la fange, afin de ne pas laisser disparaître une seule goutte d’oubli dans les ténèbres du temps. Nous ne pouvons que passer dans le cours improbable des instants volatiles, aucune rive ne retient nos tentatives, et sur les berges consolidées l’Histoire nue échappe à la noyade. 

L’ennui dans la clarté du présent est un accident, le désir en flux tendu ne souffre ni le calme plat ni les vents contraires, l’oisiveté toujours produit des fruits délicieux, surtout si l’on se laisse aller dans les ventres faméliques. Nos jours se passent de commentaires, nous n’avons le temps d’y penser que bien plus tard, quand l’attente est revenue. 

Attendre les effets, ne pas se surprendre des échos très lointains. 

Publicités

From → ECRITS, PHILOSOPHIE

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :